samedi 15 octobre 2011

Rage de dents

Je pense souvent à mon blog mais je suis trop souvent absorbée par le train train quotidien pour m'arrêter et venir l'alimenter. Pourtant, bien souvent, je me dis que je pourrais blogguer ceci ou celà. Mais le rythme est trop accéléré. Puis aussi, il y a maintenant quatre ans que je suis en France, donc les surprises ne sont plus au quotidien.

J'ai quand même fait l'expérience du dentiste français. Tout remonte à mes dernières vacances dans les Rocheuses. Un bon matin, je me suis levée avec un mal de dent intense. J'ai de l'Advil en stock, je me 'drogue' un peu et me dis qu'il faut que j'affronte ma peur des dentistes à mon retour de vacances.

Et oui, depuis petite fille, j'ai peur du dentiste. Quand j'analyse cette irrationelle crainte, je me dis que c'est à cause de l'hygiéniste dentaire qui venait dans la classe et qui nous culpabilisait si on avait des caries. J'en ai eu que très tard et je me souviens que je me sentais ultra coupable vis a vis du dentiste.

Mais là, je n'avais pas le choix, ça faisait mal. Et je ne veux pas perdre mes dents! (encore irrationnel, mais bon!)

J'ai eu un rendez-vous dans la journée chez un dentiste à côté du bureau. Comme ça fait très longtemps que je ne suis pas allée chez un dentiste, je ne peux pas comparer avec un dentiste québécois. La seule chose que je peux comparer, c'est la rapidité pour avoir un rendez-vous... et le prix!

Et la madame est bien contente! J'ai une dent toute réparée pour 50 euros de ma poche, couronne inclue! Je sais que je n'ai qu'une petite carie superficielle à faire réparer, la semaine prochaine. Et j'ai trouvé un dentiste en qui j'ai confiance. Je n'ai même pas eu mal!

Comme la plupart des médecins-opthalmo-dentistes, son cabinet est dans un bloc appartement. Ca fait un peu glauque et faut trouver l'appart dans le noir. Comme si on visitait des amis. Seule une petite plaque à l'entrée dénonce la présence du spécialiste. Après 4 ans, je trouve ça encore space. Mais au moins, en France, c'est réaliste prendre un rendez-vous pour voir un médecin...
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lundi 13 juin 2011

Chapeau bas

Je viens de publier un billet sur notre week end de l'Ascension.

Mais je sais aussi que le week end qui vient de se terminer, au Québec, a été rempli d'amour et d'espoir. Je sais que beaucoup de gens à qui je tiens se sont investi corps et âmes dans le Relais pour la vie, pour lutter contre le cancer.

A vous tous, un peu partout au Québec, je lève mon chapeau.

Vous ne savez pas à quel poit, de mon côté de l'océan, je suis fière de vous! Je vous aime très fort!

BRAVO!
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J'ai fait le pont!

Et oui, tandis qu'il pleut sans arrêt dans ma chère terre natale adorée, en France, on avait un magnifique ciel bleu assorti de son chaud soleil.

En plus, c'était le pont de l'Ascension et, oh première, on avait posé notre vendredi, histoire de s'enfuir de Paris quatre jours durant. Je dis bien s'enfuir de Paris, parce que les parisiens, on les a pris avec nous! Même au fond de la Bretagne, les parkings regorgeaient de plaques affichant 75, 78 ou encore 92.

Pour notre premier pont à vie, on avait réservé dans un charmant petit hôtel pas trop loin du Mont Saint-Michel. Et fait, on avait réservé mais l'hôtel qui affichait complet, n'avait pas reçu notre réservation (ou plutôt avait reçu une annulation de la réservation). Comme c'était un week end très calme (ironie: tout était rempli à des kilomètres à la ronde), nous nous sommes retrouvés à une heure de là, dans la charmante ville de Rennes (ironie: ou plutôt près de la rocade de celle-ci). Qu'à celà ne tienne, on avait un lit et un toit, c'était l'essentiel. On a bien eu peu de devoir rentrer sur Paris... Ceci dit, pour la réservation, plus jamais nous ne ferons affaire avec ce site aucunement digne de confiance!

Une fois la problématique de l'hébergement réglée, on a tout de même eu un superbe séjour. Une petite coupure dans ce rythme de fous qu'est le notre.

Ma principale découverte fut la ville de Dinan. Quel bel endroit. En haut d'une falaise et fortifiée, ses petites rues ne sont que charmantes. J'ai envie d'y retourner. Et cette fois-ci, louer un bateau durant une journée et découvrir la Rance.

Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel étaient malgré tout fidèles à mes souvenirs (1998). Ce fut un régal tout simple que de marcher le long des remparts de Saint-Malo et de revoir la binette à Jacques Cartier. Il faisait beau et chaud et j'ai un peu envié les baigneurs qui ne semblaient pas trouver l'eau trop froide.

Le Mont-Saint-Michel était bondé. On a dû laisser l'auto à des kilomètres et suivre le flot des visiteurs jusqu'aux petites ruelles. J'ai eu peur de me sentir coincée, ce n'est pas très grand le Mont-Saint-Michel, mais une fois les commerces passés, ça se libère et on peut se promener librement dans les allées.

Je suis contente d'avoir revu ces deux endroits qui remontent à mon premier séjour en France, en 1998. Ce qui me fait aussi plaisir, c'est que les souvenirs que j'en avais ne sont guère différents de ce que j'ai revu.

Notre petite escapade nous a aussi permis de visiter le Mémorial pour la paix de Caen. Je n'avais jamais pris le temps de le visiter et cette fois, je comptais bien ne pas faire l'impasse sur ce site. Le sujet des exposition est la guerre de 1939-1945. J'ai eu l'impression de retourner dans mes cours d'histoire du secondaire. Mais j'étais sur les lieux, avec des images et des objets. Il y a quelques années j'ai eu l'occasion de visiter Auchwitz, si horrible qu'on ne peut même pas s'imaginer ce qui s'est passé à cet endroit. Cette fois, le mémorial de Caen nous parle. Les origines du conflit, les difficultés, les drames et l'après confilt. Certes, visiter ces lieux n'est pas gai. Je pense malgré tout que notre devoir de mémoire devrait nous y amener.

Après toutes ces visites, le retour à Paris en auto a été plutôt bien. On a pu faire un petit break avant la prochaine escapade à Barcelone et avant les prochaines grandes vacances, dans l'Ouest Canadien!
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samedi 28 mai 2011

La honte de la famille

Oh, quelle honte ce fut, cette semaine, de se rendre compte que notre Cassiopée, chère petite princesse, est devenue une chatte de gouttière. Oh oui, une chatte de gouttière qui se promène, de balcon en balcon, via les gouttières. Et même pire! Elle est allée chez les voisins, un soir de cette semaine, et elle est entrée chez eux! Je vous dis, je suis tombée de haut! Ma petite nénétte de bonne famille devenue vagabonde des caniveaux!



Prise en flagrant délit...
 Comme Chéri et moi tenons à notre standing. Et peut être même encore plus à nos charmantes boules de poils, on a tout blindé pour qu'elles ne puissent plus aller chez les voisins. On a installé des grillages qu'on a testés. On a tenté de se mettre dans la tête d'un minou gris pour voir comment on ferait pour sortir.

Du "bon" travail, ça!
Je pense qu'on est bon. Et que l'honneur de la famille est sauvé!

Quant à minou blanc, elle est bien trop peureuse pour partir à l'aventure comme ça. Au moins, ça nous en fait qu'une à surveiller!


Elle nous fait très peur avec ses acrobaties!
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mardi 24 mai 2011

Voir grand

Aujourd'hui, ma formation de management s'est poursuivie avec des jeux de rôle. Je trouve toujours ça ludique, mais reste que c'est très loin de la réalité. Avec quelques lignes, on doit écrire un script sur un geste de management qu'on a du mal à poser.

De mon côté, une chose que je trouve difficile, c'est la demande au collaborateur qui refuse sans raison. Je sais que ça peut paraître con. Mais dans ce contexte-là, le ton et la discussion peuvent vite déraper. Il y a quelques mois, j'ai vécu une situation du genre et j'étais très preneuse de la revivre en jeu de rôle pour voir comment j'aurais mieux pu mener l'entretien.

Après la journée de rude formation, j'avais un rendez-vous chez l'opthalmo. Alors j'explique. Au Québec, en général, on fait les examens de la vue chez un optométriste, qui peut référer à un ophtalmologiste en cas de problème. L'optométriste a souvent un cabinet au sein même d'un magasin d'optique, ce qui fait qu'on achète fréquemment les lunettes ou lentilles au même endroit. Ca a l'avantage d'être pratique. D'un autre côté, on a tendance à associer optométriste et opticien. On pourrait aussi douter de l'intérêt de l'optométriste, mais je n'entrerai pas dans le débat. J'ai toujours eu droit à des optométristes professionnels dont j'ai été satisfaite.

En France, c'est un peu différent. D'abord, on fait l'examen de la vue chez un ophtalmologiste qu'on a contacté soi-même. Le cabinet de l'opthalmo se situe souvent dans un appartement d'un immeuble d'habitation. D'ailleurs c'est parfois un peu glauque et pas toujours évident à trouver dans la résidence puisque mal indiqué. Une fois la prescription obtenue, on est libre de magasiner les lunettes ou les lentilles chez l'opticien de son choix. Il y a une indépendance entre les deux, du moins c'est, je crois, l'objectif.

En France, si on veut consulter un opthalmo conventionné (ie bien remboursé), il y a une attente considérable. Ainsi, je paie une portion de ma poche pour avoir un rendez-vous sur le champ avec un opthalmo du secteur 2. Je n'ai pas bien compris la notion de secteur mais je crois que ça détermine les honoraires max qui peuvent être facturés. Mon optalmo par exemple, a des honoraires libres, donc assez cher (57 euros la consultation).

Ceci dit, je suis ressortie avec mes prescriptions. Mes yeux semblent être en bonne santé. Je suis prête pour avoir des nouvelles lunettes et, ho bonheur, des lentilles!
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