Souvent, il m'arrive de penser à ce qui me manque dans ma vie en France. Bien sûr, il y a ma famille, mes amis et le rythme québécois. Mais aussi, mes pensées se portent sur le matériel.
Qu'est-ce qui fait que ma vie est différente, matériellement?
D'abord, je n'ai pas de sécheuse! Je dois étendre tout mon linge sur un petit séchoir qui traîne en permanence dans la cuisine. Que c'est dont pratique une sécheuse! Ca permet de laver du linge et de le porter tout de suite... ça aide à enlever les poils généreusement partagés par les nénettes... et ça repasse bien le linge quand on est à la bourre et qu'on a pas, mais pas envie pantoute, de sortir le fer à repasser!
Ensuite, me manque un gros frigidaire. Ici, ils appellent ça un frigo américain. Mais moi, j'appelle ça un frigidaire avec de la place! Mais j'avoue, je me contente bien de mon frigo ici, donc ce n'est pas une priorité.
Il me manque aussi de l'espace. Je ne m'en étais pas aperçue avant l'été dernier. Je me sentais tout le temps fébrile en dedans. Je suis partie passer des vacances à Montréal et la vérité m'a sauté en pleine face. Mon espace vital parisien est minuscule. Je n'ai pas de cave donc le bureau sert de débarras pour tous nos cartons et notre "merdier". Bref, je me sens à l'étroit!
Mais ce qui me manque le plus, vous savez ce que c'est? Une petite devinette?
Et oui, une auto! Je vous dis, j'en deviens émotive! La première affaire que je risque de faire quand je vais rentrer au Québec, c'est pas de manger de la poutine, non! C'est de m'acheter une auto! Je me vois, rouler sur la 20 pour aller à Québec, sur la 10 pour aller dans les cantons de l'est ou sur la 15 pour aller dans les Laurentides. Je me vois avec un gentil bolide. Je vais pas demander grand chose, 4 roues, un volant et que ça avance!
J'avoue que cette émotivité, je la dois au RER. C'est de plus en plus dur de prendre les transports en commun. Il y a du monde partout et des problèmes tous les jours. Et sur la route ici, ce n'est pas bien mieux.
Pour l'instant, je garde ce petit rêve banal au fond de moi. Je me fais plaisir en conduisant l'auto de ma mère quand je vais à Montréal. Et je profite du reste ici. Pas d'auto, pas grave. Mais si un jour je rentre avec un retour-simple à Montréal, y a intérêt à y avoir un concessionnaire pas loin!